À la suite de l’annonce officielle des objets soumis en votation le 29 novembre 2026, le comité « NON au salaire minimum valaisan » entre en campagne. Réunissant les partis bourgeois et les principales organisations économiques du canton, il combat une initiative qui menace les emplois qu’elle prétend protéger.
Vivre dignement de son travail ? Évidemment. Mais imposer par la loi un salaire minimum de 22 francs de l’heure – et de 18 francs dans l’agriculture – n’est pas la bonne solution. Un seuil uniforme ne tient pas compte des réalités très différentes de l’hôtellerie, de la restauration, de l’agriculture, de la construction, de l’artisanat ou des services – pas plus qu’il ne tient compte des différences régionales entre la plaine et la montagne.
Dans les secteurs où les marges sont faibles, cette hausse imposée ne pourra pas toujours être absorbée. Elle risque de freiner les embauches, de supprimer des postes ou d’accélérer l’automatisation. Les premières victimes seraient les personnes les moins qualifiées, les jeunes qui entrent sur le marché du travail et les travailleurs saisonniers.
Le salaire minimum affaiblit aussi la formation professionnelle. Pourquoi entreprendre un apprentissage si un emploi sans qualification offre presque le même salaire ? En comprimant l’échelle des rémunérations, il dévalorise le CFC et limite ensuite la progression salariale liée à l’expérience, aux compétences et à l’engagement.
Le Valais dispose déjà d’un système qui fonctionne : le partenariat social. Les salaires et les conditions de travail sont négociés branche par branche entre employeurs et travailleurs. 33 conventions collectives et 3 contrats-types couvrent déjà la grande majorité des secteurs concernés. Ce modèle permet de protéger les salariés tout en tenant compte des réalités économiques de chaque métier.
« Une politique sociale ne peut pas être jugée uniquement sur ses intentions, mais sur ses conséquences. Une loi qui rend l’accès à l’emploi plus difficile ne protège pas les travailleurs. Elle les fragilise », souligne le comité.
Le Conseil d’État et le Grand Conseil ont clairement rejeté cette initiative, ce dernier par 93 voix contre 33. Le comité appelle désormais les Valaisannes et les Valaisans à défendre les emplois, la formation professionnelle et un partenariat social qui a fait ses preuves – comme ils l’avaient déjà fait en 2014, en rejetant des textes similaires à plus de 80% des voix.
Toutes les personnes, entreprises et organisations souhaitant soutenir la campagne peuvent rejoindre le comité en ligne sur www.non-salaire-minimum.ch.
Le 29 novembre 2026, protégeons le travail : votons NON au salaire minimum valaisan.
Le comité «
NON au salaire minimum valaisan »
Membres du
comité
- Mathias Delaloye, Chambre valaisanne d’agriculture
- Pierre-Yves Felley, Chambre valaisanne d’agriculture
- Yasmine Ballay, Chambre valaisanne de commerce et d’industrie
- Vincent Riesen, Chambre valaisanne de commerce et d’industrie
- Céline Aymon Fournier, Chambre valaisanne du tourisme
- David Genolet, Construction Valais
- Rahel Pirovino-Indermitte, Die Mitte Oberwallis
- Nicole Luggen, FDP.Die Liberalen Oberwallis
- Flavien Claivaz, FER Valais
- André Roduit, Gastrovalais
- Stève Delasoie, Gastrovalais
- Carole Melly-Basili, Le Centre Valais romand
- Vincent Pravato, PLR.Les Libéraux-Radicaux
- Romano Amacker, SVP Oberwallis
- Julien Besson, UDC Valais romand
- Marcel Delasoie, UVAM