Pourquoi voter non ?
Le salaire minimum crée un signal contradictoire pour les jeunes.
- À Genève, les jeunes sans diplôme ont vu leurs chances de retrouver un emploi diminuer de 11% après l'introduction du salaire minimum.
- Plus de 4'196 CFC sont délivrés chaque année en Valais.
- En 2014 déjà, 80,7% des Valaisans avaient refusé une initiative similaire.
Lucas, 17 ans, apprenti cuisinier à Sion
Lucas est en deuxième année d'apprentissage. Il gagne environ CHF 1300.- par mois et apprend un métier qui lui ouvrira des portes toute sa vie.
À quelques rues de son restaurant, un établissement recherche du personnel sans formation. Avec le salaire minimum proposé, ce poste serait rémunéré près de CHF 4'000.- par mois.
À 17 ans, la tentation est grande. Pourquoi poursuivre encore une année d'apprentissage lorsque l'on peut gagner beaucoup plus immédiatement?
Pourtant, quelques années plus tard, la réalité est bien différente. Sans CFC, les perspectives d'évolution sont limitées et les revenus progressent beaucoup moins.
Le véritable investissement pour l'avenir n'est pas un salaire immédiat, mais une formation terminée.
Un salaire plancher devient un plafond
- En Valais, 36 conventions collectives et contrats-types étendus couvrent déjà la quasi-totalité des secteurs concernés.
- Le Parlement fédéral a confirmé la primauté des conventions collectives sur les salaires minimaux cantonaux.
Isabelle, réceptionniste dans un hôtel à Crans-Montana
Depuis plusieurs années, Isabelle accueille les clients avec professionnalisme. Grâce à son engagement, son employeur a régulièrement augmenté son salaire.
Demain, avec un salaire minimum fixé par la loi, la situation pourrait changer.
Quand le salaire minimum deviendra la référence, les augmentations dépendront plus des adaptations de la loi que de l'expérience, des responsabilités ou des performances individuelles.
Un salaire qui devait protéger peut alors devenir un plafond pour toute une partie des travailleurs.
Toutes les entreprises n'ont pas les mêmes marges.
- À Genève, le secteur du nettoyage a enregistré un ralentissement de la création d'emplois de 1,4% après l'introduction du salaire minimum.
- Les marges d'un restaurant représentent généralement 5 à 8% de son chiffre d'affaires, tandis que les salaires constituent environ 50% des charges.
Marie, propriétaire d'un salon de coiffure à Martigny
Marie dirige un salon depuis plus de quinze ans.
Elle emploie trois collaboratrices, forme une apprentie et connaît chacune de ses clientes.
Son entreprise fonctionne avec des marges limitées. Les loyers augmentent, l'énergie coûte plus cher et les charges s'accumulent.
Si le salaire minimum entre en vigueur, sa masse salariale augmente significativement.
Elle n'a que trois possibilités :
augmenter fortement ses prix ;
renoncer à engager une apprentie ;
supprimer un poste.
Aucune de ces décisions n'est un choix de cœur. Elles sont simplement imposées par l'équilibre économique de son entreprise.
Le Valais a déjà trouvé un modèle qui fonctionne
- Le Valais affiche un taux de chômage de 3,1%, sans salaire minimum cantonal. Le Haut-Valais présente même un taux de 1,3%.
- Le Grand Conseil a rejeté l'initiative par 93 voix contre 33, sans contre-projet.
- En 2025, Fribourg a également refusé un salaire minimum cantonal à 53,5%.
Sophie et Marc, partenaires sociaux
Sophie représente les collaborateurs de sa branche.
Marc représente les employeurs.
Ils ne sont pas toujours d'accord.
Mais autour de la table des négociations, ils construisent ensemble des conventions collectives adaptées à leur métier.
Ils discutent des salaires, des horaires, des vacances, des indemnités et des conditions de travail.
Ce dialogue permet de tenir compte des réalités de chaque profession.
Demain, avec un salaire minimum unique fixé par la loi, cette souplesse disparaît.
Ce ne seront plus les branches qui négocient leurs règles, mais la politique qui fixera un salaire identique pour tous.
Engagez-vous concrètement
Rejoignez le comité et prenez part à la mobilisation contre le salaire minimum
FAQ
Retrouvez ici les réponses aux interrogations les plus fréquentes sur l'initiative pour un salaire minimum en Valais.
Si vous ne trouvez pas la réponse que vous cherchez, n'hésitez pas à nous contacter.
Pouvoir vivre dignement de son travail est un objectif que nous partageons tous. Mais un salaire minimum fixé par la loi ne garantit pas une amélioration de la situation des personnes concernées. Lorsqu'une entreprise ne peut pas absorber cette hausse des coûts, elle peut être contrainte de réduire ses embauches, supprimer des postes ou diminuer les heures de travail. Un emploi reste la meilleure protection contre la précarité.
Parce que les bonnes intentions ne suffisent pas toujours. Une mesure peut paraître attractive sur le papier, mais produire des effets négatifs dans la réalité. Le risque est que les personnes les plus fragiles sur le marché du travail comme les jeunes ou les personnes peu qualifiées, soient aussi les premières à rencontrer davantage de difficultés pour trouver un emploi.
Dans la grande majorité des secteurs concernés, les salaires minimaux sont déjà fixés par des conventions collectives de travail (CCT) ou des contrats-types de travail. Ces accords sont négociés entre employeurs et représentants des salariés, branche par branche, afin de tenir compte des réalités de chaque métier.
Chaque canton possède une économie différente. Le Valais bénéficie aujourd'hui d'un faible taux de chômage et d'un système de partenariat social qui fonctionne. Les salaires sont négociés au plus près des réalités des entreprises et des travailleurs. En 2014, Valaisannes et Valaisans avaient déjà decidé qu'il valait mieux préserver ce modèle plutôt que d'imposer une règle uniforme à toutes les branches, en rejetant à 80.7% une initiative similaire.
Les initiants eux-mêmes reconnaissent que le salaire minimum proposé ne peut pas être appliqué uniformément à tous les secteurs. Ils prévoient donc une exception pour l'agriculture. Cette exception montre justement qu'un salaire unique fixé par la loi ne correspond pas à la réalité économique des différentes branches.
Aujourd'hui, les salaires sont définis soit directement entre employeur et collaborateur, soit dans le cadre de conventions collectives de travail négociées entre partenaires sociaux. Ce système permet d'adapter les conditions salariales aux spécificités de chaque métier, tout en protégeant les travailleurs.
Le comité réunit des représentants de l'économie, de l'agriculture, des PME, des associations professionnelles ainsi que des responsables politiques convaincus qu'il est possible de protéger les travailleurs sans mettre les emplois en danger. Vous pouvez consulter la liste complète sur la page Comité.
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